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Publié par Rene Dumonceau

La relation patient et thérapeute : comment nous rencontrons-nous ?

Deux participants à un atelier de développement personnel font un exercice corporel qui les amène à explorer ensemble les rives de la sensualité et de l’abandon. Ils en ressortent chamboulés, désorientés dans le regard qu’ils portent l’un sur l’autre, alors qu’ils ne se connaissaient pas une heure plus tôt.

Telle autre personne reçoit un soin par le toucher qui vient éveiller en elle son énergie sexuelle ou susciter un élan affectif qui lui donne une furieuse envie de se jeter dans les bras de son/sa thérapeute dont elle ne connaît pourtant pour ainsi dire rien.

Ce sont des situations fréquentes auxquelles toute personne «en recherche» a un jour été confrontée. Il est intéressant d’en décoder le mécanisme car ces situations peuvent fortement nous bousculer ou nous amener à manquer de justesse dans notre relation aux autres.

 

La rencontre se fait avant tout avec soi-même

Une première confusion courante tient au fait que, malgré les apparences, ces exercices n’ont pas pour objectif principal de créer une rencontre entre deux protagonistes. S’il y a échange entre eux, ce n’est qu’un moyen, un outil destiné à servir un autre but : la rencontre de chacun avec lui-même. Le contact à l’autre est là pour servir de déclencheur ou parfois de miroir, afin de faciliter la prise de conscience de nos mécanismes intérieurs (voir l’effet miroir, décrit dans l’article ici). D’une certaine façon, chacun « utilise » l’autre afin de mieux mettre en lumière son propre fonctionnement.

C’est pareil lors d’un massage tantrique : la personne massée expérimente un voyage intérieur lors duquel elle est invitée à être pleinement présente à ce que le massage vient toucher en elle, plus encore au sens figuré qu’au sens propre. Avant un massage, j’ai d’ailleurs coutume de dire à mes client(e)s : «Plus je suis discret, moins vous avez conscience de ma présence, mieux c’est».

C’est donc principalement une démarche d’intériorisation : lorsqu’un élément extérieur (le déclencheur) vient activer un mécanisme à l’intérieur (une émotion, du désir…), l’essentiel du processus réside dans le déroulement de ce mécanisme interne. C’est donc sur lui que devrait se porter l’essentiel de mon attention, et non sur ce qui se passe hors de moi.

Cependant, ces exercices à deux sont à double tranchant : s’ils peuvent m’aider à mettre en perspective qui je suis, la tentation est également grande de « me noyer » dans la relation à l’autre. Si je ne suis pas parfaitement centré ou que mon ancrage n’est pas solide, je pourrais fort bien perdre mon intériorisation, le contact avec ce qui se passe en moi, pour ne plus être qu’en réaction à ce qui se déroule à l’extérieur. C’est un art très subtil de trouver l’équilibre qui permet d’entrer en relation avec l’autre et d’accueillir ce qu’il propose tout en ne perdant pas sa connexion intérieure. Cela suppose une conscience élargie capable de porter simultanément à l’intérieur et à l’extérieur de soi.

A ce type d’atelier, il est dès lors utile de garder à l’esprit sa finalité : quand bien même nous aurions vécu des choses fortes ensemble lors d’un exercice, ma/mon partenaire et moi-même ne sommes pas venus là dans le but de faire connaissance et plus si affinités…

 

Sur quel(s) plan(s) se réalise la rencontre ?

Si l’objectif premier de ces exercices est de se rencontrer soi-même, la rencontre et l’échange avec l’autre sont néanmoins bien réels. Cependant, nous n’avons pas toujours conscience de ce que la rencontre peut se dérouler sur différents plans.

A l’occasion de ce genre d’atelier, les participants se rencontrent le plus souvent sur l’un des plans suivants : mental, émotionnel et cœur.

Lors d’une rencontre sur le seul plan mental, nous sommes dans le jugement, le contrôle, les attentes et les projections. Tant que le mental tient fermement le gouvernail, il n’y a pas d’abandon ni de réelle ouverture à l’autre, avec le risque que la rencontre ne se fasse qu’en surface. Ainsi que le dit Osho, «Les périphéries se touchent et nous croyons que nous sommes rencontrés. Vous n’êtes pas votre périphérie. En réalité, la périphérie est la frontière où vous finissez, c’est la palissade qui vous entoure. Ce n’est pas vous ! La périphérie est le lieu où vous finissez et où commence le monde».

Lorsque les protagonistes s’ouvrent un peu plus, ils peuvent se laisser toucher sur le plan émotionnel. C’est là que l’autre joue pleinement son rôle d’activateur ou de miroir, suscitant des émotions et des ressentis chez chacun. Mais c’est aussi sur ce plan que la rencontre pourrait réactiver d’anciennes blessures émotionnelles (rejet, non-respect des limites, peur de l’intimité…). Tant que ces blessures ne sont pas conscientisées et que je ne m’y suis pas dés-identifié, elles peuvent me pousser à mal vivre la rencontre et à en rejeter la responsabilité sur l’autre.

Les plans du mental et de l’émotionnel (auxquels on peut ajouter celui des pulsions sexuelles), forment l’ego. Toute rencontre qui se déroule au niveau de l’ego est de nature interpersonnelle et, par définition, son champ d’application est limité aux contours des deux individualités qui se rencontrent. Ces deux plans sont souvent présents de façon successive ou simultanée.

Lorsque l’ego reste suffisamment en retrait, il devient alors possible de regarder l’autre avec les yeux du cœur et de l’accueillir inconditionnellement dans sa totalité, sans jugement ni volonté de le changer. C’est un amour transcendant, universel, qui dépasse de loin les personnes en présence, qui voit au-delà. Cette transcendance nait de l’intuition que nous sommes tous reliés au sein de quelque chose de plus grand que nous. Christiane Singer ajoute même ceci : « Je croyais jusqu’alors que l’amour était reliance, qu’il nous reliait les uns aux autres. Mais cela va beaucoup plus loin ! Nous n’avons pas même à être reliés : nous sommes à l’intérieur les uns des autres ».

Si une rencontre à travers l’ego est de nature interpersonnelle, une rencontre dans le cœur est une expérience transpersonnelle lors de laquelle l’individualité des participants se met en retrait pour faire place à quelque chose de plus vaste.

Ne pensons cependant pas que tel plan est mieux ou plus élevé qu’un autre ou que j’ai lamentablement échoué à l’exercice proposé si je n’ai pas réussi à rencontrer l’autre dans le cœur. Tous ces plans font partie de nous et il n’y a pas à les hiérarchiser. Si une rencontre se déroule (pour moi) sur tel plan avec telle personne, c’est vraisemblablement parce que j’ai quelque chose à travailler sur ce plan précis, ce que l’exercice et ma/mon partenaire sont venus mettre en lumière.

Dans ce type d’atelier, un exercice ne se conçoit pas en termes de « réussi ou raté ». Il n’y a rien à atteindre ou à réussir, simplement à accueillir ce que l’exercice vient toucher en soi, à prendre conscience sans jugement des mécanismes intérieurs que la situation est venue activer.

Par exemple, si je souffre de manques affectifs et qu’un exercice me donne l’occasion de vivre un intense moment de douceur avec un(e) partenaire, l’absence de conscience des mécanismes activés pourrait me pousser à vouloir que cette personne comble mes manques ou rencontre mes attentes et projections à son égard. En revanche, si j’ai conscience de ce que la rencontre est venue éveiller en moi, ma/mon partenaire reprend sa juste place de « simple » révélateur.

A cet égard, il existe certains petits rituels (comme la salutation du cœur) destinés à clôturer un exercice et à couper symboliquement les liens d’attachement qui pourraient s’être créés entre les participants à cette occasion : ce qui s’est vécu dans le moment présent de l’exercice appartient à ce moment présent et n’a pas à être exporté au dehors.

 

Spécificités du thérapeute

Ainsi que nous l’avons vu, le participant à un atelier ou la personne qui reçoit un soin se contentera d’accueillir le plan et les parties de lui sur lesquels la rencontre le fera travailler. Il en va différemment du thérapeute ou de l’accompagnant dont le rôle exige qu’il garde son ego suffisamment en retrait, qu’il s’efface en tant qu’individu pour se mettre totalement au service de la guérison ou de l’évolution de la personne qu’il accompagne (cfr. l’article sur le Contre-transfert).

C’est un positionnement subtil dans la mesure où, dans une approche empathique, le thérapeute est à la fois invité à se laisser ressentir ce qui le traverse, tout en s’effaçant en tant qu’individu. De même, s’il est tenu de donner la primauté à ce que vit son client, il va de soi qu’il doit également être à l’écoute de ce qui est juste pour lui.

A mon sens, la clé d’un accompagnement adéquat consiste pour le thérapeute à savoir limiter (dans un dosage à apprécier au cas par cas) la part d’interpersonnel dans la relation à son client, entre autre en évitant les mélanges entre leurs deux vies privées (cfr. l’article sur le Transfert). Le thérapeute entre donc dans la relation à son client non en tant qu’individu mais en tant que thérapeute.

Lors d’un soin énergétique ou un massage tantrique, cela va encore plus loin car le praticien vise à laisser le plus totalement possible son ego en retrait. Il tâche de ne mettre aucune intention dans son toucher, à ne pas chercher à susciter quoi que ce soit chez son client, à ne rien vouloir de particulier pour lui. Sur le plan des émotions ou des pulsions, il veille à prendre conscience de ses éventuels manques ou blessures, voire de ses attirances ou de ses projections, de façon à les fluidifier en lui et à ce qu’ils n’interfèrent pas dans la justesse de son soin.

Il quitte alors la dimension interpersonnelle, pour ne plus être qu’un « canal pur » de ce que son client a à vivre lors de la séance, à accompagner ce qui est là par sa seule présence. C’est cette clarté de positionnement qui aidera la personne accompagnée à sortir de la confusion des plans mental et émotionnel pour accéder à des dimensions plus vastes d’elle-même.

Didier de Buisseret

Source : presenceasoi.be

Relayé par un blog de René Dumonceau

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