Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Rene Dumonceau

Mon chemin - Comment ma vie a basculé : de policier à thérapeute
Mon chemin - Comment ma vie a basculé : de policier à thérapeuteMon chemin - Comment ma vie a basculé : de policier à thérapeute

Maintenant (2010) je suis prêt à écrire ce qui suit, avec sérénité, sans colère et sans haine. Maintenant je suis prêt à narrer comment, d’inspecteur principal de police judiciaire belge et ancien gendarme, je me suis retrouvé à pointer au chômage, après trente ans de carrière et cinq ans avant la retraite. Je suis prêt à expliquer comment ma vie a basculé.

Je le fais en hommage à tous ceux qui se sont suicidés parce qu’ils ne savaient pas comment sortir de cette difficile situation qu’est le harcèlement moral sur le lieu du travail. Moi, j’ai affronté la hiérarchie de la police judiciaire fédérale belge. C’était le pot de terre contre le pot de fer. Mes plaies  cicatrisent lentement mais sûrement.

Vous qui lisez cet article et qui êtes victime d’une quelconque forme de harcèlement, j’aimerais vous dire que

 

Derrière le mur,

Il y a la Lumière.

TOUJOURS !



Once upon a time…. Il était une fois :

Le mardi 27 décembre 1977, je suis entré à l’école de Sous-Officiers de la Gendarmerie belge, antenne de Liège (Vottem) pour y suivre une formation d’un an en internat. J’avais 21 ans, je travaillais comme réassortisseur et clarckiste dans un supermarché de la région de Liège, un tout petit diplôme de rien du tout et pas d’avenir professionnel particulier. Mon grand-père avait été gendarme et depuis mon enfance, ce métier me fascinait, alors je me suis engagé.

Au lieu des 12 mois d’école prévus, j’en ai presté 15 car je ne savais pas étudier et je n’étais pas doué pour le sport. En avril 1979, j’ai été nommé Maréchal des Logis (sergent) et j’ai été muté à la Légion Mobile à Bruxelles, l’équivalent des CRS en France. Pendant un peu plus d’un an, j’ai eu l’occasion d’oublier tout ce que j’avais appris lors de ma formation à l’école de Gendarmerie.

Ma carrière a réellement commencé en juin 1980 lorsque j’ai été muté dans une usine qui tournait 24/24 hrs : la brigade de Gendarmerie de Bruxelles : " L’école de la rue".

J’ai travaillé 10 ans en uniforme et le reste en civil, dans des unités de recherches de la Gendarmerie belge. Pendant 20 ans de travail de recherches, j’ai officié dans divers domaines : les Stups, les trafics de véhicules, la traite des êtres humains, le blanchiment d’argent, le terrorisme mais le job qui m’a le plus passionné, c’est quand j’étais au grand banditisme à Seraing, dans la banlieue sidérurgique de Liège.

Aussi loin que je me souvienne, quand j’étais gendarme, j’ai toujours eu des heurts avec la hiérarchie : je n’aime pas l’hypocrisie, la bêtise, l’injustice, la méchanceté et surtout, la mesquinerie. Je n’étais pas fait pour évoluer dans un système qui permet à des cons d’exister, exclusivement, par le pouvoir que leur confère leur grade et leurs fonctions mais, à l’époque, je ne savais rien faire d’autre que le gendarme donc il fallait plier et obéir.

C’est en juin 1999 que ma vie a basculé et m’a amené à recevoir ma démission le 15 mai 2007. C’est à cette époque également que j’ai fait ma première NDE (Near Death Experience - Expérience de Mort Imminente).

En juin 1999, je travaillais à la BSR (Brigade de Surveillance et de Recherches de l'ex Gendarmerie belge) de Huy, petite ville de province située entre Liège et Namur et traversée par la Meuse. Le travail y était agréable, calme et varié tandis que les relations avec la hiérarchie étaient très houleuses, pour ne pas dire médiocres. Dégoûtés de prendre des initiatives et de se faire rabrouer au quotidien par des officiers peureux, mes collègues avaient adopté des horaires de fonctionnaires et non de flics. Cela me changeait du grand banditisme mais j’ai rapidement trouvé de quoi m’occuper. En free-lance car mes collègues avaient pris goût aux horaires de fonctionnaires.

A cette époque, dans ma vie privée, j'occupais certaines responsabilités dans diverses associations artistiques, festives et touristiques de la région. J’étais également artiste-peintre, photographe d'art et sculpteur sur pierre. Je participais à des expositions et j’en organisais. Une ou deux fois par mois, j’étais cité dans la presse locale pour diverses manifestations que je co-organisais. Lors de la préparation de manifestations plus importantes, je participais à des émissions de radio ou j’étais interviewé par une chaine de TV locale.

Après un certain temps, toutes ces activités et cette notoriété locale ont commencé à susciter la jalousie de mes collègues et surtout, de la hiérarchie. Mais je n’y prêtais pas garde. Je ne voyais pas ce que l’on aurait pu faire contre moi. Le travail est une chose, la vie privée en est une autre... croyais-je.

Je n’ai rien vu venir et pourtant ça a été le début de la fin de ma carrière de flic.

A la mi-juin 1999, j’ai été accusé de deux faits judiciaires auxquels j’étais totalement étranger – tout le monde le savait mais je gênais et je devais être éjecté – et j’ai été immédiatement relevé de mes fonctions. Le lendemain, chez moi, j’ai fait ma première attaque de panique et je suis resté dans un état semi-comateux pendant trois jours. Pendant que j'étais alité, j'ai eu l'impression de rêver. C'était toujours la même chose qui revenait devant mes yeux. J'avais l'impression de mourir. Je me sentais aspiré dans un couloir lumineux. Au fond, il y avait une porte contre laquelle je me cognais et ensuite, je m'éveillais dans mon lit. Plus tard j'ai compris que j'avais fait une NDE (état de mort imminente), la première, apparemment. Ensuite je suis resté sans travailler pendant 14 mois pour cause de dépression nerveuse.

Finalement la montagne a accouché d’une souris : un mois après ma mise à pied, soit fin juillet 1999, les enquêtes à ma charge étaient bouclées et j’étais totalement disculpé mais je n’ai été réintégré dans mes fonctions qu’en novembre 2000. Bien qu’innocenté, j’ai été prié d’aller travailler ailleurs. J’ai choisi une petite ville touristique à 40 km de chez moi : Marche-en-Famenne. C'était pratique car entre mon travail et mon domicile se trouvait l'atelier où je pratiquais la sculpture sur pierre.

En janvier 2001, les unités de recherches de la Gendarmerie ont été fusionnées à la Police Judiciaire afin qu’il n’y ait plus qu’un seul service de recherches par arrondissement judiciaire en Belgique. C'était une conséquence directe de la guerre des polices qui s'étaient déroulée dans le cadre de l'affaire Dutroux.

En mars 2001, un directeur a été nommé à Marche, il s’agissait d’un ancien officier de Gendarmerie que je connaissais très bien et qui est très ami avec mon ancienne hiérarchie de Huy. Résultat : j’ai été mis au placard, à la section financière, dans les combles du palais de justice.

J’ai travaillé seul dans un bureau pendant 5 ans. Il y avait des jours où je ne parlais à personne et où je ne voyais personne.

Au début, je ne comprenais rien au travail que l’on me demandait de faire et puis, petit à petit, j’ai appris. J’ai suivi des cours de comptabilité et diverses formations financières. Je suis devenu performant dans cette matière mais je travaillais seul, sans coéquipier.

Pendant deux ans, quelques jours par semaine, j’ai eu à supporter dans mon local, un collègue qui fumait cigarette sur cigarette et lorsque je lui demandais d’aller fumer ailleurs, il me répondait que je pouvais aller respirer ailleurs si je le désirais. Ambiance...

J'étais tellement stressé par cette situation qu'un jour, je lui ai lancé une tasse de café au visage et qu'ensuite, j’ai fait une syncope. Le tout dans l’indifférence générale.

On était cinq à la section financière de la PJ de Marche-en-Famenne. Cinq "punis", 5 mis au placard qui, comme des poissons rouge, tournaient en rond dans un bocal à longueur de journée.

Dans cet univers, c’était chacun pour soi. Et puis, il y avait ce directeur qui m’en voulait toujours parce que j'avais été innocenté pour les histoires de Huy en 1999 et qui me menaçait et me cherchait des misères pour des broutilles.

Le samedi 20 juillet 2002, ma maison a brûlé. C'était accidentel. La hiérarchie m’a laissé en paix le temps de la remettre en état mais au début de l’année 2003, le harcèlement a repris en force. Tout ce qui se passait au travail avait de sérieuses répercussions sur ma vie privée et mon ménage battait (encore un peu plus) de l’aile.

Un après-midi de l’été 2003, j’étais tellement à bout de nerfs, que j’ai déféqué dans mon pantalon alors que j’étais assis dans mon bureau. Je vous laisse imaginer la scène... et l'odeur.

A 47 ans, c’était la première fois que je faisais caca dans ma culotte depuis très, très longtemps. J’ai été très choqué. J’ai beaucoup pleuré et ensuite, je me suis interrogé sur les causes. Elles sont simples : puisque je me laisse manquer de respect, c’est que je ne me respecte pas, alors pourquoi mon corps me respecterait-il ? J’ai décidé de changer de vie : d’abord mettre un terme à la relation boiteuse avec ma femme et ensuite, mettre un terme définitif aux agissements de mon maitre-chanteur, le directeur de la PJF de Marche. J’ai quitté mon épouse le dimanche 30 novembre 2003. Pour le directeur, ça a été un peu plus long et plus compliqué.

En 2004, la Belgique connaît une importante vague de suicides au sein des forces de l’ordre. La politique mise en place par la hiérarchie après la fusion des polices est désastreuse et de nombreux policiers sont en plein désespoir (Remarques effectuées lors de la relecture le 23/02/2012 : la situation est identique 8 ans plus tard au sein de la police belge). La PJ de Marche est épargnée par les suicides mais 60 % des membres du personnel connaissent de gros problèmes relationnels avec le directeur judiciaire. Si moi je vis seul, sans enfant et que je n’ai aucune charge particulière, il n’en est pas de même pour la majorité des membres du personnel qui ont des obligations financières importantes et qui ne peuvent se permettre de se fâcher avec la hiérarchie ou risquer de perdre leur emploi. Ceux-là sont régulièrement en arrêt de travail et prennent des antidépresseurs pour tenir le coup. A cette époque, comme la majorité de mes collègues, je prends des calmants car je suis en pleine dépression nerveuse mais je continue à aller travailler.

L’ambiance est encore plus exécrable qu’avant car le travail est rare à la section financière ou alors, il est confortable : comme peu de personnes connaissent réellement le travail de la section financière, on peut facilement justifier les heures de prestations même si on ne travaille pas. Alors je m’occupe : je surfe sur des forums avec d’autres paumés comme moi. Les forums, c’est le domaine des cancans et quand on est en pleine dépression, comme je l’étais, on ne dispose plus de la plénitude de ses facultés mentales et le moindre incident avec un autre membre des forums prend d’énormes proportions.

A cause de cet état dépressif et de tout ce harcèlement moral dont j’étais victime (Note lors de la relecture du 21/01/2016 : je ne suis plus réellement en accord avec ce mot de "victime" car je pense maintenant que "Je rayonne autour de moi ce que je suis donc j'attire à moi ce que je suis" et je suis persuadé que c'est dans le présent que nous générons nos futurs potentiels et que nous récolterons toujours ce qu'on a semé à un moment ou à un autre) à l’époque, un jour du mois d’octobre 2004, j’ai pété un fusible et j’ai injurié publiquement un membre d’un forum pour un motif que j'ai oublié. Le résultat a été que l’offensé a porté plainte à ma charge mais je n’en ai été informé qu’au début de l’année 2006 lorsque j’ai été entendu par l’Inspection des Services de Police. Par contre, en octobre 2004, lorsque je me suis rendu compte que j’avais commis un impair, je m’en suis ouvert à ma hiérarchie, donnant de la sorte un atout de choix à ce cher "directeur-judiciaire-maître-chanteur".

J’ai résisté jusqu’au début du mois de mars 2005. Le jeudi 3 mars 2005, en partant travailler, au lieu de tourner à gauche pour aller vers Marche-en-Famenne, j’ai tourné à droite en direction de Bruxelles : je suis allé porter plainte contre ma hiérarchie pour harcèlement moral, menaces verbales et infraction en matière de loi contre le tabagisme dans les lieux publics.

A partir de ce jour-là, ce que je considérais comme l’enfer au travail, n’était rien en comparaison de ce que l’avenir me réservait. Quand je suis allé porter plainte contre ma hiérarchie, je n’étais pas en état de le réaliser mais le 3 mars 2005, j’ai suicidé ma carrière à la police judiciaire fédérale belge : je ne pouvais pas m’en sortir, je ne pouvais pas obtenir gain de cause sinon mon histoire aurait fait jurisprudence et aurait ouvert une énorme brèche – c’était donc l’éternelle histoire du pot de terre contre le pot de fer.

En mars 2006, j’ai introduit une deuxième plainte contre la hiérarchie de la Police Judiciaire Fédérale belge mais les deux plaintes ont été classées sans suite par le Procureur du Roi de Marche-en-Famenne tandis que moi, j’étais inculpé pour le problème de l'injure sur le forum, augmenté de quelques petites surprises émanant de la hiérarchie. J’ai été jugé au palais de justice de Marche-en-Famenne en octobre 2006, c'est-à-dire sur les lieux de mon travail et ce, par des personnes avec lesquelles je travaillais au quotidien et avec lesquelles il m'arrivait de festoyer. J'ai été condamné à une peine  exemplaire : 200 heures de travail d'intérêt général ou 18 mois de prison ferme.

Après divers recours, j’ai été licencié de la Police Judiciaire Fédérale belge à la date du 15 mai 2007 mais je n’ai reçu le document officiel que le 15 juin 2007. J’avais près de 30 ans de carrière et étais à 5 ans de la retraite. J'ai effectué les 200 heures de travail d'intérêt général en deux étapes : Fin 2007, j'ai effectué 40 heures de prestations de nuit dans un institut qui héberge des autistes adultes. Je n'ai pas supporté ce que je voyais dans cet endroit. De février à avril 2008, j'ai effectué 160 heures de prestations de jardinage et de bucheronnage, dans la réserve naturelle du Paradis située à Orp-Jauche où j'habitais à l'époque.

Elle est curieuse, la vie : j'ai connu l'enfer dans ma profession mais j'ai payé "ma dette à la société" au Paradis. Le hasard n'existe pas, il n'y a que des rendez-vous. Pas vrai ?

Fin juin 2007, le directeur qui est à l’origine de mon histoire a dit qu’il démissionnerait à la fin de l’année afin de prendre quelques années sabbatiques et se consacrer à sa famille. Il a quitté la Belgique pendant trois ans. En 2011 il a réintégré son emploi mais a été affecté à d'autres fonctions. J'apprécierai de le revoir et de parler avec lui. Je ne sais pas s’il a compris ce qui s’est passé pour que je porte plainte à sa charge et que j'aille au bout de ma route, pour que je me laisse condamner et perdre cet emploi en or qui était le mien, surtout à cinq ans de la retraite.

Lorsqu’on évolue dans un système et que l’on est adulé grâce à la fonction que l’on occupe et au salaire que l’on perçoit, il est doit être difficile d’agir avec discernement.



J'actualise cet article le jeudi 23 février 2012

 

On ne sort pas de pareille aventure sans bobos : il me reste encore quelques séquelles émotionnelles et physiques. Après toutes ces années, j'ai encore de violentes crises d'angoisses quand je rencontre une situation de conflit ou de stress. Depuis 2006, je ne sais plus conduire un véhicule sur un autoroute sinon je m'évanouis; je ne sais plus rouler à plus de cent kilomètres à l'heure et je ne sais plus dépasser de véhicules sans avoir avalé un calmant. J'ai également des acouphènes avec perte d'audition. L'intensité de ces séquelles diminue d'année en année. Cela me console.

Au niveau émotionnel, la colère a laissé place à la mélancolie. Contrairement à ce que je croyais, oublier est impossible. Alors je m'efforce de vivre dans l'ici et maintenant.  C’était un passage obligé dans ma vie. Il m’a permis de découvrir ma richesse intérieure et de devenir celui que je suis devenu maintenant : Moi, tout simplement.

 

 

J'actualise cet article le dimanche 03 mars 2013

 

Aujourd'hui, il y a huit ans que j'ai porté plainte contre la hiérarchie de cet emploi que j'occupais en 2005. Je me sens de plus en plus étranger au monde judiciaire.

J'habite en France depuis un peu plus d'un an. Le premier septembre 2012, j'aurais dû prendre ma retraite. Cela aurait entrainé un immense changement dans ma vie. J'ai décidé que ce changement aurait lieu : j'ai officiellement informé les autorités administratives belges que je m'expatriais en France. De la sorte j'ai renoncé aux facilités financières auxquelles j'ai droit en Belgique jusqu'à l'âge de la retraite (65 ans) et depuis le premier janvier 2013, je suis établi en profession libérale en France. La France ne reconnaît pas officiellement la profession de thérapeute-énergéticien mais l'assimile quand même à une profession libérale.

Voilà, je commence à zéro une deuxième carrière professionnelle. En qualité de thérapeute de campagne. Dans un pays où les médecins sont rares et où les gens sont en demande de soins efficaces. Avec un statut professionnel que je découvre, des habitudes d'un pays totalement différent du mien, sauf qu'on y parle la même langue. Je suis le belge, le guérisseur du village. En Belgique j'étais l'illuminé. Ca me change.

Le problème ici, c'est la solitude au quotidien. Il faut repartir de zéro et aller vers tout, comme un enfant qui vient de naître. Sauf que j'aurai bientôt 57 ans.

Au niveau de la santé, les crises d'angoisses au volant et les vertiges sont plus rares. Je parviens à rouler un peu plus vite. L'intensité des acouphènes joue au yoyo mais dans l'ensemble et en regardant les autres hommes de mon âge, j'estime que je suis en très bonne santé.

Mais à chaque jour qui passe, je pense à vous qui connaissez une situation d'harcèlement moral dans votre vie professionnelle. Gardez courage car

 

IL Y A TOUJOURS

de la Lumière

au bout du tunnel !

 

 

J'actualise cet article le samedi 21 mai 2016

 

En 2013, la lumière n'a pas brillé lontemps dans ma vie car j'ai été envoyé à l'ombre le 11 avril 2013 pendant 40 jours et mon existence a été mise en stand-by. Plus de trois ans ont passé et j'attends toujours qu'un juge d'instruction français daigne bien vouloir me rendre ma liberté de vie et de mouvements.

Je ne me pose même plus la question de savoir si tout cela est une grande injustice car cela n'a pas de réelle importance.

Ce qui m'intéresse actuellement est de trouver de l'argent pour vivre au quotidien et de trouver les moyens financiers de me soigner car je suis atteint d'une maladie orpheline qui nécessite une injection très onéreuse chaque trimestre plus des examens médicaux chaque année.

Ce qui m'intéresse également c'est d'avoir de la chaleur d'un être humain à mes côtés de temps à autre et heureusement qu'Elle est là sinon moi je ne sais pas où je serais.

Il existe des périodes de vie qui sont particulièrement difficiles. Comme celle que je traverse actuellement mais ce qui est bien, c'est que je sais pourquoi tout cela est arrivé à ma vie et quelle en sera la finalité. Le plus difficile est l'attente et occuper le temps au quotidien.

Un jour peut-être, j'expliquerais ce qui s'est passé. Lorsque tout cela sera terminé et que j'aurais retrouvé ma dignité mais je ne sais pas s'il sera utile de l'écrire car ce serait remuer du "caca" et cette fois, je n'en ai plus très envie.

Maintenant j'ai envie de regarder devant moi, vers la Lumière car

 

Au bout du tunnel

Il y a la Lumière

TOUJOURS !

 

 

J'actualise cet article le vendredi 2 septembre 2016
 

Coup de théâtre dans ma vie en juillet dernier : l'office belge des pensions de fonctionnaires m'apprend que j'ai le droit de percevoir la pension de retraite de la police fédérale belge à partir du premier septembre 2016. Ca a fait boum dans ma tête et je suis parti en vrille au niveau émotionnel : je me suis payé un sacré épuisement nerveux car j'ai réalisé que la période noire de ma vie sera très bientôt terminée et que je pourrai cesser de vivre au ralenti par manque d'argent.

Je vais également recommencer à exister car j'aurais à nouveau un statut social : retraité de la police fédérale belge et un salaire mensuel. Une sorte de CDI à vie et que seule ma mort pourra stopper. C'est bizarre comme truc. Et comme je vis en France où les salaires sont largement inférieurs à la Belgique, le montant que je vais percevoir me permettra de vivre correctement... Surtout si je travaille en plus, il n'y aura pas de cumul car les revenus belges, imposés à la source, ne pourront pas être taxés une deuxième fois.

Au niveau vie privée, je suis seul depuis quelques semaines mais j'en suis heureux... Je me reconstruis après une longue relation faite de promesses qu'Elle ne tient jamais... et ensuite je rencontrerai un nouveau coeur qui illuminera ma vie...

Au niveau judiciaire, je n'ai aucune nouvelle de la justice française depuis septembre 2013. Je trouve qu'il est inhumain de laisser les gens macérer dans leur jus, sans moyens de subsistance durant trois ans et demi et sans qu'ils ne sachent de quoi leur avenir sera fait. Je crois qui si leur enquête avait été en ma défaveur, il y a longtemps que j'aurais été condamné. Apparemment mon cas les ennuie. Alors, comme les autruches, ils mettent mon dossier en-dessous de la pile. C'est facile mais pas très courageux. J'ai quand même trouvé un peu d'argent pour engager un avocat et j'espère que des choses vont bouger cet automne 2016.

Et après, que ferais-je ? La France est grande et belle et je suis à la retraite. Aller habiter ailleurs, pas loin de la mer ou de l'océan me conviendra très bien. Du moment que le climat soit plus doux qu'en Belgique...

Vous voyez, comme je l'ai écrit dans cet article, tout au long de ces années :

 

Au bout du tunnel

Il y a la Lumière

TOUJOURS !

Soyez-en persuadés

Et vivre la suite,

ça vaudra le coup,

c'est certain !

 

A celles et ceux qui sont dans la peine, gardez espoir car votre renaissance viendra. C'est certain.

Je vous remercie d'avoir lu cet extrait de ma vie et vous souhaite de vivre de merveilleux moments, inondés d'Amour et de Lumière.

Coeurdialement.

René. 

 

**********

René Dumonceau

Coach de Vie

(r)Eveilleur du potentiel énergétique et intuitif de chacun 

Initiateur du Reiki Verseau, des Méthodes RéCIPE et IESBI


 

"Au lieu d'attendre que

les événements arrivent

comme tu le souhaites,

crée ton destin et

tu seras heureux"

 

 René Dumonceau

 

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et d'en citer la source.

 

 

Remarque

Si vous aussi vous connaissez une situation de harcèlement, que vous n'arrivez pas à gérer votre stress, que vous êtes en burn-out, en dépression nerveuse ou proche du suicide et que vous désirez vous faire assister discrètement et facilement, il existe des solutions énergétiques très efficaces qui vous aideront à (re)trouver un mieux-être certain au quotidien.

Cliquez sur ces liens, lisez ces propositions d'assistance énergétique à distance discrètes mais efficaces et ensuite choisissez la solution qui vous convient...

Mais à partir de ce moment, il faudra surtout avoir la patience d'attendre un peu et de laisser du temps au temps pour enlever de votre corps et de votre esprit, ces "choses" qui vous perturbent depuis des années :

 

 

 

Commenter cet article

isa 16/07/2015 20:09

Je lis votre article à le pur hasar, mais si le mot existe je crois vraiment parfois que le hasard fait bien les choses. POUVEZ Me contacter

otilie 04/03/2013 00:04


Une belle sincérité pour une belle histoire ........

René Dumonceau 04/03/2013 17:55



Merci Otilie, c'est très aimable à vous.


Coeurdialement.


René.



otilie 03/03/2013 22:50


Une belle sincérité pour une belle histoire......


Etait ce vous Clair de Lune - année 80 - hier soir ?


 

René Dumonceau 04/03/2013 17:56



En effet, c'était moi.


Quelle coïncidence !



kalixe 20/11/2010 22:54



Bonjour René,


Je crois que beaucoup d'entre nous ont vécu des moments très difficiles comme toi et moi et toutes ces souffrances et cette persécution a, comme tu l'as si bien dit, eu pour but de nous
montrer le chemin...Moi aussi j'ai mis du temps avant de comprendre que je faisait fausse route, mais aujourd'hui jen'ai aucune colère, aucune rancoeur, je sais que j'ai retrouvé mon chemin et je
suis prete à repartir de zero s'il le fallait car j'ai foi en mon être intérieur et je sais que je ne suis pas seule, que nos amis d'en haut sont là toujours près de nous.


Que ton chemin soit toujours éclairé de lumière et d'amour.



René Dumonceau 21/11/2010 14:12



Bonjour Kalixe,


Je te remercie pour ce beau commentaire.


Nous ne nous connaissons pas, je pense mais je serai heureux lorsque ce jour viendra.


Coeurdialement.


René



jm 11/11/2010 01:34



MDR!!


j'ai connu ça aussi...


pour ça que je veux devenir indépendant...


a part que moi c'était accentué par la sorcellerie...


je croyais etre le seul a vivre ça.......................


j'ai un peu développer une peur et haine des gens........


j'essaye de guérir...


je m'échappe par les plaisirs éphémeres...


t'as eu de la chance rené,


maintenant ça paye!



tchedo 01/09/2010 14:19



Je peux comprendre ce que tu as ressenti. Moi-même à deux reprises j'ai été victime de ce genre de mésaventure, mais heureusement, j'ai un carcatère qui me permet de fermer la porte dès que je
quitte le boulot.


Tu connais mon caractère et mon histoire.


Cela a été très dur à un moment, mais en partant du principe que dans toutes piscineq  il y a fond, je m'arrange pour donner un gd coup de pied pour remonter. Jusqu'aà présente
cela a fonctionné.


Allez courage, bien que mauvaise, c'est une expérience qui doit te rendre plus fort.


Bien à toi



René Dumonceau 02/09/2010 17:10



Bonjour Tchedo,


C'est vrai que tu as également connu ce genre de mésaventure mais toi, tu es allé jusqu'à la retraite et maintenant tu as la paix.


En ce qui me concerne, c'était une très vilaine expérience à vivre mais, avec le recul, je pense qu'elle était nécessaire afin que je puisse devenir celui
que je suis maintenant. Je ne regrette rien du combat que j'ai livré hormis les conséquences que cette situation d'hyper stress a entraîné sur ma santé et que je continue à payer
actuellement.


Dis Tchedo, crois-tu réellement que lorsque tu quittais ton travail, ton psychisme fermait réellement la porte ?


Maintenant que je suis thérapeute, je peux te dire que la réponse est NON. Ca t'a rongé pendant toutes ces années.


C'est ce genre d'émotion que j'essaie d'exorciser chez mes patients.


Je te remerice pour ton témoignage Tchedo.


J'espère que nous nous reverrons bientôt.


Ami-calmant.


René



Nanou 31/08/2010 18:34



Je ne dirais pas que c'est "magnifique" ce que tu viens d'écrire, (ça l'est bien sûr) mais beaucoup de souffrances..... le terme "magnifique" convient quand meme, car cela t'a permis d'être toi
et enfin que ta vraie personnalité puisse s'exprimer ! Je rejoins ce que tu exprimes, ma vie aussi a basculé (j'ai faillit écrire bousculé/lapsus) et j'en ai été changée. Comme on dit : Il faut
parfois un grand désordre, pour faire du ménage" et là, la scène est dégagée tu deviens l'acteur de ta propre vie ! Je t'embrasse et te dis à bientôt ***** Nanou *****



huguette 31/08/2010 14:21



cher rené, histoire émouvante que la tienne mais ainsi que tu le dis : necessaire, rien n'est vain, il suffit de savor en tirer les conclusions 


 c'est un grand pas  alors bravo, tu as réussi  à dépasser tout ceci .


en méditation,  j'ai passé ma vie en revue j'ai visualisé tout évènement  douloureux (j'y ai mis tous les liens négatifs, les scories des vies antérieures , les serments et
j'ai tout envoyé au feu purificateur de shin, quelques fois j'ai fait un paquet que j'ai  déposé devant la croix ou  que j'ai transformé en lumière. après ... toujours en
visualisation, j'ai  nettoyé mon corps, enlevé l'armure, et tout ce qui me collait à la peau, je me suis mise nue et me suis dirigée vers une eau claire et pure afin de me laver, j'ai 
demandé au christ de me benir, j'ai eu la sensation  qu'une tunique blanche venant du ciel me recouvrait. j'étais en paix...


et je te souhaite de trouver cette paix de l'âme.


je t'embrasse affectueusement


huguette