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Publié par René Dumonceau

La notion de vieillesse a beaucoup évolué en quelques années.


Quand je me suis engagé à la gendarmerie belge en décembre 1977, j’avais 21 ans. Sur les documents administratifs, le 1er septembre 2012 était renseigné comme date de retraite. C’est-à-dire le premier jour du mois qui suivrait mon cinquante-sixième anniversaire. Le 31 août 2012 serait donc mon dernier jour de vie active. Enfin, selon ce cadre de références qui a été inculqué à des milliers de personnes qui ont eu la même profession que moi.


Le 1er septembre 2012 a donc toujours été une date butoir à mes yeux : elle signifiait que, lorsque j’arriverai à cette date, je serai vieux et ensuite, je serai en vacances toute l’année, avec comme nouvel objectif, la fin de ma vie.


Avec ce cadre de références, chaque fois que je voyais partir un collègue en retraite, je me disais qu’il était vieux et que sa vie était presque finie.


Avec pareille vue de l’esprit, comment pourrais-je imaginer qu’à 56 ans, on puisse encore vivre et avoir des loisirs, être joyeux et heureux, avoir une vie amoureuse ou sociale comme quelqu’un de plus jeune ? Dur-dur.


En ce qui me concerne, j’ai quitté cet emploi cinq ans avant l’âge prévu pour la retraite et quand j’ai intégré une autre situation professionnelle, je me suis rendu compte que mon cadre de références n’était pas exact mais qu’il avait été nourri au fil des années, par cette croyance collective dictée par cette fameuse date butoir renseignée sur les documents administratifs de mon employeur et par l’aspect usé et vieux des collègues que j’ai vu partir en retraite durant toute ma vie.


Ce cadre de références engendre des comportements et des vues de l’esprit. C’est quand on parvient à en sortir qu’on se rend compte que tout cela ne correspond absolument pas à la réalité. Imaginez qu’en raison du fait que je croyais que je serais vieux à 56 ans, j’avais même épousé une femme de mon âge afin que nous puissions être mis à la retraite plus ou moins ensemble.


Je souris quand je repense à toutes ces bêtes idées. Maintenant il y a deux ans que la date butoir de ma fin de vie active est dépassée et je ne me sens toujours pas vieux. Le corps change un peu mais pas la tête, ni les envies d’amour, de tendresse et de vie heureuse. L’avantage à plus de 50 ans, c’est qu’on a l’expérience de notre vécu et ça, je trouve que c’est génial et je n’ai aucune envie de retourner en arrière.



Par contre, pour mon copain Marc, avec lequel j’ai discuté récemment, il en va tout autrement : à 54 ans, il se sent vieux et a peur d’arriver à la retraite dans deux ans…. à cause de sa femme.


Marc, c’est un vieux copain et ancien collègue avec lequel j’ai partagé de nombreuses heures de travail et de confidences. Il a une belle prestance même s’il est un peu enveloppé. Il est très jovial et au contraire de moi, il est sportif. Il est marié depuis des années et a eu trois enfants qui sont mariés, qui ont de belles situations et ont fait des bébés à leur tour. Marc habite maintenant avec son épouse dans une super maison qui est payée. Ils sont à l’aise tous les deux et paraissent vivre paisiblement et en belle harmonie.


Il y a quelques jours je l’ai rencontré près de chez moi, il faisait du tourisme. Il voyageait seul, ce qui m’a étonné. On a discuté ensemble un bon moment. Marc m’a dit qu’il voyait arriver l’âge de la retraite avec une grande crainte car il allait se retrouver 24h24 avec sa bergère dont le caractère ne s’est pas amélioré ces dernières années.


J’étais très surpris de ce qu’il me disait car ils donnent l’image d’un couple qui s’entend bien et rien dans leur attitude ne laisse supposer qu’il y ait un problème au sein de leur couple.


Marc me dit qu’ils font chambre à part depuis près de six ans. Depuis qu’elle a dû subir une intervention chirurgicale. Elle devait dormir seule pendant quelques temps mais ces quelques temps sont devenus des années et elle refuse de revenir dans le lit conjugal. Ils n’ont plus aucune vie intime depuis ce moment-là et Marc souffre beaucoup de cette situation. Alors l’amour de 32 ans d’union a laissé place à de la tendresse, puis à de la frustration et maintenant, ils en sont à la cohabitation, sans plus aucune complicité. Ils n’ont plus aucun plaisir à vivre ensemble mais à plus de 50 ans, ils sont trop vieux pour se quitter. Alors, ils restent ensemble et vivent l’un à côté de l’autre, sans trop se parler ni se regarder. Et Marc de dire qu’il est heureux quand il est hors de chez lui. Au travail notamment et qu’il appréhende ce que sera sa vie lorsqu’il sera retraité.


« Marc, s’il n’y a plus rien entre vous, quitte ta femme. Va habiter seul quelques temps et puis, remets-toi en ménage quand tu auras retrouvé une personne qui te convient et à qui tu conviens » lui dis-je.


« Je veux bien quitter ma femme et aller vivre seul mais comment veux-tu faire pour rencontrer quelqu’un d’autre quand tu as plus de 50 ans ? Et quelqu’un qui me conviendrait, en plus ! » répondit-il.


« Il existe des sites de rencontres, tel que Parship qui est super bien pour les rencontres amoureuses des plus de 50 ans », dis-je.


« C’est ça, je vais aller me mettre en vitrine, remplir un questionnaire, dire celui que je suis et le type de femme que j’aimerais rencontrer. C’est pas très vivant, ton truc » répondit-il.


René : « Dis Marc, comment as-tu rencontré ta femme ? ».


Marc : « C’était un samedi soir, dans une discothèque. Elle correspondait totalement à ce que j’aimais chez une fille. On s’est regardés, on a dansé des slows, échangé les téléphones. On s’est revus et moins d’un an plus tard, on devait se marier car le premier bébé allait arriver. C’était un vrai coup de foudre ! Mais le temps a usé tout ça. »


René : « Pour l’usure, rassure-toi, tu n’es pas le seul. Il y en a plein des gens de plus de 50 ans qui connaissent la même situation que nous. Tu as donc rencontré ta femme dans une discothèque : un site de rencontres et elle t’a plu parce qu’elle correspondait à divers critères, c’est bien ce que tu m’as dit ? Imagine que la discothèque soit, par exemple, le site Parship où tu arrives avec tes critères de sélection et ensuite, il ne te reste plus qu’à choisir des personnes que tu aimerais rencontrer, comme si tu étais dans une discothèque, du temps de notre jeunesse ».



Quand nous nous sommes quittés après cette discussion, Marc paraissait être rassuré concernant son avenir proche : son horizon s’éclairait. Je savais qu’il réfléchirait à tout ça, à ces espoirs de rencontres amoureuses donnés aux plus de 50 ans par des sites de rencontres de nouvelle génération, qui comprennent que les personnes de plus de 50 ans ont encore le droit d’avoir une vie amoureuse, sociale et relationnelle.


Peut-être que grâce à notre conversation, Marc trouvera un jour un nouveau bonheur, qu’il pourra, à nouveau être heureux et serrer dans ses bras un nouvel amour ? En tout cas, c’est tout le bien que je lui souhaite.



Auteur de cet article : René Dumonceau - Tous droits de reproduction réservés pour tous pays.

 

 

 


 

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