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Publié par René Dumonceau

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Noël approche.



Depuis le premier novembre, les messages publicitaires de la télé et de la radio, l’ajout temporaire du poste du «Foyer des Fêtes» comme chaîne du poste de télé, les décorations des commerces et des maisons particulières nous le rappellent avec insistance. 



On l’annonce tôt pour bien imprégner les subconscients et développer progressivement l’hallucination collective qui engendre l’orgie de la consommation. 



De toute manière, une grande fête est-elle à peine passée, qu’on la prolonge par des soldes supposément spectaculaires (qui démontrent l’ampleur de l’abus des prix en phase maximale) ou qu’on en annonce déjà une autre, pour entretenir cette consommation à outrance, qui garnit les coffres des grandes banques et appauvrit les populations. 



Pour Noël, on fait suivre cette fête du «Boxing day», la vente des inventaires de Noël à des prix d’aubaine (soldes d’Après-Noël ou du Lendemain de Noël, généralement le 26 décembre (NDR : l'auteur est québéquois mais c'est la même chose en Europe), qui peut être reporté au lundi suivant, premier jour ouvrable qui suit ce jour férié, s’il coïncide avec un jour de la fin de semaine, mais qui peut s’étendre sur la période qui va du 26 décembre au premier janvier, le Jour de l’An). 



Puis, dans l’année, on intercale les incitations à poursuivre la consommation et à s’endetter avec la célébration de Pâques (printemps), de la Saint-Valentin (février), de la Fête des Mères (mai) et des Pères (juin), l’Action de Grâce (deuxième lundi d’octobre, au Canada), de l’Halloween (dernier jour d’octobre, veille de la Toussaint), de la Thanksgiving (quatrième jeudi de novembre, aux États-Unis), sans oublier la Fête nationale de chaque pays.



Pour ce qui a trait à la fête de Noël et à la célébration des Fêtes de la saison d’hiver, la désacralisation a insidieusement commencé avec l’invention du Père Noël (expression d’abord retrouvée sous la plume d’un auteur francophone en 1855), qui, en Amérique, allait devenir «Santa Claus» ou «Papa Noël» dans les illustrations de Thomas Nast d’un journal étasunien new-yorkais, le «Harper’s Weekly». 



Depuis, le Père Noël, a détrôné l’Absolu dans son rôle de Providence éternelle.  Mais, curieusement, alors qu’il ne devrait en exister qu’un seul, il semble qu’il ait le don de se multiplier pour envahir tous les grands magasins, les centres commerciaux, les fêtes d’enfants et les réunions de famille, abrutissant les gens et offrant une concurrence outrageante à la Providence ou au Principe de l’Approvisionnement universel.



Dès lors, ce qui devrait susciter une réflexion sérieuse, c’est que la succession rapide, voire la prolifération, de fêtes fériées, tout au long de l’année, vise moins à accorder divers moments de repos aux travailleurs, apparemment obtenus par d’âpres manifestations et de longues grèves syndicales, qu’à garnir les coffres des membres des Forces sombres, ces grands ennemis de l’humanité, ces rares privilégiés qui tiennent à le rester, ce que peu se supposés spiritualistes relèvent. 



Et, depuis son instauration progressive dans la majorité des pays du monde, du moins dans ceux qui peuvent enrichir le plus rapidement, elle vise deux buts principaux : redonner un sens païen aux grandes célébrations liturgiques des grandes religions, pour en miner mondialement l’hégémonie, la raison pour laquelle elles s’accompagnent généralement de généreuses libations et bombances, quand les plaisirs se limitent à cela, et pour maintenir la majorité des citoyens des divers pays dans l’endettement financier qui facilite le maintien du contrôle sur les êtres incarnés.



Car, pour la majorité des gens, la vie est devenue, depuis, par l’instauration de marges de crédit qui dépassent de beaucoup les possibilités de chacun, une simple histoire de labeur servile, entrecoupé de rares moments de bonheur, qui empêche l’individu de s’occuper correctement de son Éveil spirituel, parce qu’il lui faut toujours trouver plus d’argent pour subsister, pour combler ses faux besoin et se procurer les «gadgets» que le milieu présente artificiellement comme nécessaires et se permettre de fêter un peu comme tout le monde.



La question est de savoir comment une humanité, qui est censée détenir l’intelligence et un minimum de sens moral, ne détecte pas ce stratagème grossier ou, si elle le décèle, comment il se fait qu’elle ne réagit pas, pour se tirer de cet esclavage, dans sa peur de ne pas faire comme tous les gens de son entourage. 



La manipulation réside dans cette faiblesse de l’être humain qui, ne sachant s’aimer, s’évalue à partir du regard d’autrui et de ses diktats, plutôt qu’à partir de sa propre conscience, hypnotisée par la maxime de ses faux maîtres : «Tout le monde le fait, fais-le donc !»  Autrement dit : «Comporte-toi en mouton de Panurge pour ne pas détonner parmi le troupeau de tes semblables et te voir écarté de ce groupe d’appartenance, mais ne te plains pas si, pour avoir suivi ces aveugles, tu tombes dans le précipice qu’on a savamment prévu pour toi.»



Car, fête ou pas, le plus beau présent qu’un être incarné puisse faire à ses êtres chers, c’est celui de sa joyeuse, amoureuse, rayonnante présence, non l’offrande de cadeaux pour acheter de l’estime, de l‘amour ou de la considération. 



Et celui qui se dit un être cher qui ne saurait pas l’apprécier à sa juste mesure ne ferait que témoigner de la fausseté de ses sentiments, dévoilant une appréciation faussée par son intérêt ou ses attentes. 



Peut-être les Maîtres spirituels ont-ils raison de dire que le handicap de chaque être humain, c’est d’être amoureux de ses chaînes et de ses geôliers.



En tout cas, lorsque les gens se réunissent, aux jours des anciennes fêtes religieuses, on ne retrouve plus grand-chose de spirituel dans leurs rencontres et leurs réunions, surtout quand l’alcool coule à flot et que les victuailles abondent, ce qui contribue à éveiller d’autre vices, comme en témoigne les parties de bureau. 



Et le sacrilège de ne plus reconnaître l’intervention du sacré dans chaque moments de la vie, surtout des moments fatidiques, ne cesse de s’amplifier dans une population qui n’a plus de repères spirituels et de valeurs morales.  



Les ennemis de l’humanité ont bien caché leur jeu et merveilleusement tiré les ficelles, puisque, sur ce point, pour le meilleur ou pour le pire, ils ont remporté la victoire. 



À moins que… bientôt… la minorité d’éveillés démasque ces imposteurs, des prédateurs et des parasites sans sensibilité ni morale, et qu’elle propose au monde une nouvelle Voie à suivre.  



© 2013 Bertrand Duhaime (Douraganandâ).


 

Source de ce texte : http://lavoie-voixdessages.com/la-desacralisation-des-temps-forts-des-cycles-spirituels/


 

Texte relayé par un blog de René Dumonceau : www.lescheminsdelenergie.com

 

 


 

Je relaie ici des textes, des articles qui sont, à mon sens,

aidants et riches de significations.

Mais vous êtes libre d'adhérer ou non,

selon votre ressenti intérieur.

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 René Dumonceau

 

 


 

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